Discrimination à la Tour Eiffel

NON, NON les exigences d’un client ne permettent pas d’écarter les femmes de leur poste en France !!!!

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, la question vient de se poser sur un lieu hautement symbolique à Paris : La Tour Eiffel !

Une délégation liée au mouvement hindou BAPS aurait demandé à ne pas être en contact avec des femmes.

Pour répondre à cette demande, des salariées de la Société d’exploitation de la Tour Eiffel (SETE) ont été invitées à quitter certains postes ou espaces et remplacées par des hommes.

Les salariés ont protesté contre cette décision et un mouvement de grève a conduit à la fermeture de la Tour Eiffel le 7 septembre.

La SETE a reconnu que cette demande n’aurait pas dû être acceptée.

Au-delà de la polémique, la question juridique est assez simple : un employeur peut-il écarter une salariée de son poste pour satisfaire les convictions religieuses ou les exigences d’un client ?

La réponse était pourtant évidente juste en lisant le code du travail :

L’article L.1132-1 du Code du travail interdit les mesures discriminatoires fondées notamment sur le sexe, en particulier en matière d’affectation.

De même, l’article L.1142-1 du Code du travail interdit à l’employeur de prendre en considération le sexe pour décider notamment d’une affectation.

La volonté de satisfaire un client, aussi important soit-il, ne permet donc pas à l’employeur de s’affranchir du principe d’égalité entre les femmes et les hommes.

Cette affaire rappelle une règle finalement assez simple : les exigences d’un client s’arrêtent là où commencent les droits des salariés.

Et le respect des convictions de chacun ne peut fonctionner que s’il s’accompagne du respect des droits de tous.

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